Il est clair que le lancer pour la pêche en mouche indicateur est à 90% le même que celui pratiqué lorsqu’on pêche en sèche, mais avec quelques petites différences capitales !

Comme vous avez eu le courage de lire l’article vous expliquant comment monter votre ligne pour pêcher au pompon, vous êtes maintenant fin prêts à prendre vos premiers poissons avec cette méthode très efficace…

Étape n°1 : Préparation avant lancer

Vous avez choisi le bon diamètre de nylon, le bon poids de nymphe, la bonne profondeur de pêche, et surtout vous avez “ tout bien graissé comme il faut ”…

Dernières vérifications avant le lancer...

Il est temps de prendre un poisson! Avant de lancer, vérifiez bien que votre ligne ne comporte aucun emmêlage, et fouettez comme en sèche pour atteindre votre cible…

Étape n°2 : Le lancer

Je n’ai jamais été un bon lanceur en sèche, mais quant il en vient à la pêche au pompon, il n’y à pas  besoin d’être habile au lancer, puisque le poids de votre nymphe va vous permettre d’étendre toute votre ligne à tous les coups, et même dans le vent…

Une petite tirée sur la main gauche sur le dernier shoot pour propulser la nymphe et étendre le bas de ligne...

Et oui, le très gros avantage de la pêche au pompon, c’est que ça permet de pêcher dans le vent, même le vent de face ! En fait quelque soit le lancer que vous pratiquez ( travail du coude ou du poignet, apparement les mauvais pêcheurs pêchent avec le poignet, mais cela est sans importance ici ), cela ne change rien puisque sur le dernier shoot, vous allez tirer un coup sec sur la soie pour propulser votre nymphe vers l’avant qui va étendre de manière spontanée toute votre pointe.

Si vous savez pêcher en sèche, vous savez pêcher au pompon !

Pour moi, c’est un point capital dans la pêche au pompon, car cette astuce permet de faire de longues dérives , et une fois de plus de prendre plus de poissons. Ce geste est assez facile en milieu ouvert, mais il devient un peu plus technique sous des frondaisons à la recherche des truites en poste !

Étape n°3 : La prise de contact

Bon, je ne vais pas vous faire du copié-collé de la pêche en sèche, il y a des millions de ressources à propos de la pêche en sèche sur internet et vous savez déja pêcher en sèche, alors vous trouverez bien comment prendre contact avec la soie et réaliser une dérive correcte sur internet.

Pas trop tendu, pas trop détendu...

Mon seul conseil : la pêche au pompon, c’est comme la sèche : si votre mouche drague, vous ne prendrez pas de poissons !

Étape n°4 : Le coeur de dérive

 Quand vous avez trouvé votre rythme de dérive, il n’y qu’à être prêt à ferrer, avec une puissance adaptée à votre diamètre de nylon, ça veut dire “ mollo “ lorsqu’on pêche en 0.10 mm en pointe !

En général, j’ai 90% des touches sur la nymphe et 10% des touches sur le pompon qui se fait gober, mais cela dépend des jours,  parfois les truites et les ombres ne veulent que le pompon !

Le moucheur attend la touche...

Bien sûr, il va de soi que comme pour la pêche en sèche, les mendings sont determinants tout au long de la dérive pour ajuster constamment la dérive et proposer une mouche qui derive de manière naturelle sur 100% de la dérive.

Étape n°5 : L’arraché

Votre dérive est bientôt finie. Notez bien que lorsque vous pêchez la truite, il est souvent inutile de prospecter son aval en laissant dériver le pompon, car les truites vous auront déja vu.

À l’inverse, si vous pêchez l’ombre, alors vous pouvez aisément laissez votre pompon prospecter (ou insister ) sur les veines situées à votre aval, car les ombres restent en poste plus facilement, et tolèrent souvent de nombreuses dérives devant eux.

Lorsque vous fouettez, vérifiez bien que vos mouches ne sont pas emmêlées, cela ne mange pas de pain...

Votre arraché de la mouche avant de relancer doit être rapide et bref, car c’est en fin de dérive, lorsque votre ligne est bien tendue et que votre pompon traîne à la surface, que votre pompon se gorge d’eau.

N'hésitez pas à insister sur l'aval sur des coups à ombres, par contre, laissez tomber la pêche sur l'aval avec les truites.

Donc ne passez pas des heures en fin de dérive à laisser trainer votre pompon à l’aval, vous allez le gorger d’eau et le rendre moins flottant.

Si vous avez la moindre question sur cette étude de cas où sur les produits vendus sur le site n'hésitez pas à me contacter en cliquant ici. Vous pouvez également m'envoyer un message par Facebook en cliquant ici pour me contacter.

A bientôt pour un nouvel article, et surtout n'oubliez pas : les truites et les ombres passent 90% de leur temps à manger sous l'eau !

Stan