Pour le premier portrait de moucheur que je vous présente sur mon blog, disons que je n’y suis pas allé avec le dos de la cuillère, car je vous présente simplement le meilleur pêcheur à la mouche que je n’ai jamais rencontré.

Visionnez tout d'abord la galerie photo de Cédric NOLIN mise à jour régulièrement en cliquant ici !

Et je peux vous dire que je pèse mes mots, car j’ai pu croiser au cours de mes rencontres d’excellents pêcheurs de compétition, ou d’illustres inconnus au niveau impressionnant.

On commence en douceur la présentation de Cédric avec une truite de 64 cm...

J’ai notamment dans mes souvenirs Jacky Boileau pour sa maîtrise la pêche et en sèche, et Bertrand Jacquemin pour sa maitrise de toutes les pêches en nymphe.

Ce qu’il faut que vous sachiez d’entrée sur Cédric, c’est qu’il ne pratique quasiment que la pêche en nymphe à vue.

Cédric jongle constamment entre de nombreuses rivières du nord est, et en fonction des niveaux, il arrive très souvent à se retrouver sur une rivière où l’eau est assez claire pour pouvoir pêcher à vue.

La genése de la passion: “ J’prends plus de poissons quand ma mouche sèche est mouillée ” :

Si la plupart d’entre nous ont commencé à la mouche autour de l'âge de 20 ans, rare sont ceux  qui comme Cédric se sont retrouvé à 5 ans avec une canne à mouche dans les mains.

Cédric le dit souvent "L'avantage de pêcher les grosses truites, c'est qu'elles sont plus faciles à voir dans l'eau"...

Mais Cédric ne s’est pas retouvé “minot” à pêcher à la mouche au bord de n’importe quelle rivière, puisque c’est au bord de la Loue qu’il a pris ses premières zèbrées à la mouche. 

Il faut préciser qu'à l’époque que je pêchais en sèche au niveau de Rennes sur Loue, où la population de salmonidés était excellente. Aujourd’hui ( en 2016 ), on trouve surtout des barbeaux à Rennes sur Loue, signe d’une évolution dans le mauvais sens…

Cédric aime pêcher tous les poissons, et surtout partager sa connaissance.

D’ailleurs, en parlant de barbeaux, vous pourrez découvrir dans la suite de cet article que Cédric est un vrai moucheur à la recherche de toutes les éspèces, que ce soit les barbeaux, les ombres arctiques, les saumons de fontaine où encore les brochets à la mouche, Cédric adore prendre toutes les éspèces à la mouche.

C’est donc le père de Cédric qui part régulièrement en pélerinage sur la Loue qui laisse le gamin se débrouiller avec une canne à mouche au bord de la rivière de Gustave Courbet.

Les mouches de l’époque sont simples et efficaces, des gros sedges, des Peutes et autres plumeaux sur lesquel les ombres montent facilement.

La canne de Cédric montée par Clément LAVAUX, cannes disponibles sur le site de Clément

“ Maintenant, la pêche en sèche sur la Loue, c’est plutôt du 8 centièmes en pointe et des mouches d’Ornans en hameçon de 20 ! “

Donc le gamin fouette avec sa canne SERT Indiana et commence à prendre ses premiers poissons à la mouche.

Cependant, Cédric remarque qu’il prend encore plus de poissons lorsque sa mouche sèche est bien noyée, bien engluée dans la pelicule. Ce sont donc les prémices de sa passion pour la pêche en nymphe qui naîtront de cette observation. 

Cédric veut prendre plus de poisson, il va chercher à apprendre à pêcher en nymphe...

La révelation de la pêche en nymphe: au fond du près de Sansonnens :

Finalement, on avait refilé à Cédric quelques modèles d’Alexandra ( une mouche noyée de l’époque ), et il arrivait à passer de la sèche à la noyée en peignant les pools de la Loue vers l’aval.

Mais quand il allait sur le parcours de “Sanso”, il observait les maîtres en action, ils avaient des gilets bien fournis, de lunettes polarisantes rutilantes, et surtout ils prennaient très souvent de grosses truites zèbrées, bien plus grosses que celles que lui prennait en sèche et en noyée... La rencontre qui devait arriver arriva.

PIAM, un des meilleurs pêcheurs en nymphe à vue selon Cédric. ( Crédit photo PAC Voyages et PIAM )

“Je m’en souviendrais toute ma vie, PIAM est venu vers moi, et il m’a donné une poignée de ses fameuses nymphes, puis il m’a expliqué que les gros poissons mangent plus souvent au fond, et que si je leur présentais ces nymphes, j’aurais de grandes chance de les prendre”

PIAM, un des architectes de la pêche en nymphe à vue avait “vacciné” Cédric. C’est à ce moment la qu’il tomba dans le chaudron de la pêche en nymphe à vue pour toute une vie…

Jaques BOYKO, capitaine émérite de l’équipe de France, à aussi fait partie des influences de Cédric, il voulait lui aussi devenir un maitre de la pêche en nymphe à vue.

Après des années de pratique sur différentes rivières, Cédric à atteint un très haut niveau de pratique de la pêche en nymphe à vue.

Malheureusement, Cédric habitait en Côte d’Or et ne pouvait pas se rendre souvent sur la Loue. Il essayait donc de pêcher en nymphe à vue par intermittence, mais developpait en parallèle ses compétences dans la pêche en nymphe au fil des rivières rapides de Côte d’Or. 

Puis comme un hasard du destin, pour des raisons professionelles, Cédric déménage à Besançon à l’âge de 20 ans.

Il n’y à surement qu’une poignée de “capitales” de la pêche à la mouche en France qui peuvent rivaliser avec Besançon, comme par exemple Argentat, Goumois, l’Isle sur la Sorgue, Jeurre, ou encore Saint Marie d’Oloron.

C’est alors l’époque ou Cédric décuple son niveau en nymphe à vue car il passe toutes ses soirées au bord de la Loue.

Grâce aux nymphes que PIAM lui à passé à l’époque, il sort du poisson, en casse, en fait fuir, en épuise de mémorables.

Des grosses zèbrées à quatre bandes et des ombres trapus aux dorsales turquoise se font prendre et repartent...

Il explore la Loue depuis Lods jusqu’à Chenecey. Mais ces heures passées au bord de l’eau à pêcher avec différents modèles de nymphes rèvèlent à Cédric la vraie clé de la pêche en nymphe : le modèle de mouche parfait n’existe pas, par contre la dérive parfaite existe.

Tous les maîtres de la pêche en nymphe à vue qu’il à pu observer chez Sanso pêchaient avec des modèles de nymphes qui ressemblaient tous à un trichoptère où un éphémère, mais ils prenaient du poisson parce qu’il savaient recréer des dérives quasi parfaites.

Cédric à également quelques jolis brochet à la mouche à son actif

Pousser la pêche en nymphe à l’extrême : au delà des lisses :

“Après quelques années à explorer la Loue, je me suis rendu compte, que les pêcheurs en nymphe à vue – y compris moi – pêchions tous les surfaces lisses. Je me suis alors dis qu’en étendant mon territoire de chasse aux surfaces plus difficiles à observer, je pourrais découvrir de nouveaux poissons ”

Et c’est ainsi qu’après  des années passées à pêcher les lisses de manière académique, Cédric – armé de ses lunettes polarisantes – se mit à rechercher les poissons sur les courants à la surface frisée, la où seules quelques fenêtres vous laissent parfois entrevoir la gueule tordue d’un bécard, ou la dorsale aux reflets cyan d’un ombre qui se gave derrière un tuf.

Cédric , sans s’en rendre compte passait alors dans un niveau supérieur dans la pratique de la pêche en nymphe à vue.

 

Rencontre du troisième type :

Croyez moi, pour l’avoir vu en action, je peux vous garantir que sa vision des poissons dans l’eau est assez stupéfiante. Je vais maintenant vous raconter ma première rencontre avec Cédric au bord de la Loue.

J’ai pour habitude de “tracer” assez vite au bord des rivières, et en ce jour de Juin, j’avais rencontré Cédric sur la haute Loue.  Je ne voyais pas de poissons dans les premiers courants, alors je continuait ma route vers l’amont. Cédric lui, restait planté dans un courant frisé, il scrutait l’eau.

Il était au bord du genre de courant que j’aurais pêché en roulette, ou du moins avec un indicateur, car je n’aurais pas pu distinguer un poisson au fond d’un pool à la surface si agitée.

J’avais finalement repèré un ombre que je  “ bricolais “ avec une céramique sur un espèce de lisse. En me retournant à mon mon aval, je vis soudain Cédric avec sa canne pliée.

Cédric prend sa pause hivernale en resérvoir, mais il fait mal aux dents des truites de bassine quelles soient arc en ciel...

Ou fario !

Cependant, il n’avait pas d’indicateur sur son bas de ligne, ce qui me laissait supposer qu’il avait du prendre ce poisson en pêche en nymphe à vue.

J’étais toujours capot, et j’insistais sur un banc de gros ombres sans succès. Un coup d’oeil à l’aval… Le bonhomme avait encore sa canne pliée. Je commencais à touver ça bizarre… Puis il ne s’arrêta plus. En plus, l’animal ne sortait pas des ombrets, il n’avait au bout de la ligne que des poissons énormes… Je retournais sur la berge pour investiguer le phénomène… 

“ - Tu pêches avec quoi comme nymphe en roulette ?

- Je ne pêche pas en roulette, je pêche à vue.

- C’est ça ! ( ironique ) Montre moi ça.

- Je t’ai dis que tu courais bien trop vite et qu’il y avait un banc de gros ombres ici, tu ne m’a pas écouté…

- OK. Vas y alors, montre moi ton tour de magie.

- Ya pas de magie, le seul truc, c’est qu’il faut regarder la surface un certain moment pour que tes yeux s’habituent et que tu puisse distinguer les élements du fond pour les différencier d’un poisson. D’ailleurs en général dans ce type de courants à la surface fripée, tu verra les poissons lorsqu’ils se décalent pour prendre une  nymphe, sinon, leur mimétisme et tellement bon qu'il est difficile de les distinguer. Tu vois, j’ai dèja pris trois ombres, et la je peux voir qu’il en reste deux. Sur les rivières où la pression de pêche est extrême comme la Bienne où la Loue, les gros poissons savent bien qu’ils se font matraquer sur les lisses, donc ils sont souvent dans les courants agités.”

Tout en m’exposant sa vision révolutionnaire de la pêche en nymphe a vue, Cédric enchaine les dérives. Soudain, dans un réflexe, il appuie un ferrage à la fois sec et précis.

Voila qu’il me sort un quatrième gros ombre des entrailles de ce courant émeraude. Je suis stupéfait. J’ai depuis présenté Cédric à différent amis pêcheurs en les prévenants bien que ce type venait d’un autre planète, et ils n’ont pas été déçus… Après avoir passé des années à Besançon, Cédric est finalement revenu s’installer en Cote d’Or, et il pratique régulièrement les plus prestigieuses rivières du nord est.

Les rivières du nord-est selon Cédric NOLIN…

La Bienne :

“ J’ai commencé à pêcher la Bienne assez tard, vers 2006, car j’avais eu des échos de la présence de grosses truites zèbrées sur cette rivière. Pour l’avoir pratiqué de 2006 à 2009, je peux dire que la densité de poissons sur la Bienne est inférieure à celle de la Loue, par contre les poissons y sont généralement plus gros, mais également moins difificiles à prendre que sur la Loue. J’y suis retourné en 2013 après les mortalités, et j’y ai vu une pression de pêche énorme avec beaucoup de pêcheurs et notamment de moucheurs au bord de l’eau. Je dirais que maintenant ( l’interview est faite en 2016 avant la seconde fermeture pour cause de pollution ) il est difficile de “pêcher seul” sur cette rivière, et la densité faible accompagnée de la présence de nombreux gros poissons et anormale pour une rivière si productive. Encore un joyaux Français victime des pollutions, triste constat”

Une grosse zèbrée de la Bienne...

Le Doubs :

“J’ai également tardé à pêcher le Doubs puisque j’y ai mis les pieds la première fois en 2007, et j’ai notamment beaucoup pêché au niveau du barrage du Refrain. La densité de poissons y est forte, et notamment pour les gros ombres de plus de 45 centimètres. Mais j’dore particulièrement le Doubs pour les coups du soir fabuleux en sèche avec une activité impressionante en surface. Cependant , le Doubs n’est pas ma rivière préfèrée car le caractère aléatoire des lâchers de barrages rend la pêche en nymphe à vue incertaine.”

Le Doubs est réputé pour sa densité de gros ombres

La haute rivière d’Ain : 

“Honnêtement, l’Ain est pour moi LA rivière à fort potentiel de très grosse truite dans le nord est de la France. Je me permets de vous dire cela car j’y ai pris la plus grosse truite de ma vie de moucheur, un poisson de76 cm. J’aime l’Ain, car c’est une rivière imprévisible qui peut parfois paraitre vide comme un cimetière lorsque les truites ne sont pas dehors, et soudain sans raison, les “paquebots” sortent sur les bordures. 

C’est vraiment une rivière a fort potentiel, car j’y ai dèja passé des journées avec plusieurs poissons mis au sec entre 50 et 60 centimètres, ce qui n’est pas monnaie courante en France. Et cerise sur le gateau, on trouve aussi des barbeaux gigantesques sur l’Ain, des poissons que j’adore pêcher.

Cédric et sa truite record pris en nymphe à vue sur la haute rivière d'Ain.

La basse rivière d’Ain :

“Je ne suis pas un addict de la B.R.A, car le problème est le même que sur le Doubs, des lâchers de barrages qui peuvent vous ruiner une journé de pêche en nymphe à vue. Cependant, cette rivière très vaste reste un territoire difficile à explorer qui recèle des poissons records, comme nous l’a prouvé Zanella ces dernières années”.

La Loue :

“ C’est sans conteste la rivière la plus technique à pêcher de France pour moi mais c’est également ma préfèrée. J’ai pris des dizaines de bredouilles sur la Loue avant de comprendre qu’il fallait vraiment faire des dérives proches de la perfection pour y tromper les plus gros poissons. Ce n’est pas la rivière qui offre les plus grosses truites de France, mais la densité de poisons y est forte, ce qui permet de voir et de tenter du poisson, donc une excellente école pour les débutants. Cependant, je suis vraiment triste de l’évolution des dernières années, avec une baisse flagrante des densités de poissons sur la moyenne Loue, encore un autre joyaux Français qui perd de son prestige…”

Le bas de ligne pour la pêche en nymphe à vue : une somme de détails...

Á ses débuts Cédric en est conscient : il pêchait avec un bas de ligne où il n’avait injecté aucune réfléxion. Il avait pris du nylon de marque Maxima car ses amis du club mouche de Dijon le lui avait conseillé, mais sans plus réfléchir, il connectait différents brins pour essayer d’avoir quelquechose de dégréssif.

“ Lors de mes premiers essais de pêche en nymphe à vue, mon bas de ligne n’avais pas de logique… La nymphe tombait un coup à droite, et un coup à gauche…”

Cédric sait bien que les grosses truites sortent part temps gris

Cédric compris vite qu’il n’avait pas assez de précision  et qu’il devait alors réfléchir à mettre au point un bas de ligne beaucoup plus élaboré. Lorsqu’on pêche dans les courants à l’indicateur, c’est surtout le poids des nymphes qui prime, mais en pêche à vue, il faut rajouter la précision du bas de ligne dans l’équation. Au delà de la précison, Cédric avait un autre souci de taille : l’élasticité de son bas de ligne, qui lui ofrrait souvent des casses sur les gros poissons piqués sur du 0.10 mm.

“En observant un jour des pêcheurs au coup qui pêchaient à la Roubaisienne, j’ai pu voir qu’il sortaient des carpes de 5 kilos avec des nylons en 0.10 mm. Et moi je me faisait exploser sur la Loue par des zèbrées de 2 kilos sur le même diamètre de nylon. Vous allez sûrement me prendre pour un fou, mais j’ai alors essayé d’intègrer un elastique roubaisen dans mon bas de ligne pour limiter mes casses au ferrage…”

A ses débuts, son bas de ligne pour pêcher en nymphe à vue mesurait maximum 4 mètres.

Après 1 année de pratique voici à quoi ressemblait  les premiers bas de ligne de Cédric, beaucoup plus abouti qu'à ses débuts : 

Après 15 ans, voici la formule sur laquelle à abouti Cédric, presentée dans le schéma ci dessous :

On peut donc voir une évolution notable dans la dégressivté et la longueur totale du bas de ligne. Notez également que Cédric passe sur du nylon de marque Frog Hair a partir du 0.17 mm pour gagner encore en élasticité.

“Il est clair que le Frog Hair est un des nylons les plus chers du marché, mais pour en avoir essayé beaucoup, c’est pour moi le nylon le plus élastique du marché, et il fait la différence sur les gros poissons”

Poser le problème du posé : 

En parallèle des améliorations de son bas de ligne,Cédric à cherché à comprendre les secrets du posé en observant les maîtres de la pêche en nymphe à vue, et en testant ses propres idées.

“ A mes débuts, je posais ma nymphe comme une sèche au devant du poisson repèré, avec le fil bien tendu. Alors la nymphe ne descendait pas. J’ai donc décidé logiquement d’augmenter le poids de la nymphe pour quelle descende plus vite. Comme me l’avait dit PIAM, l’important c’est de passer au niveau du poisson qui se tient bien souvent sur le fond”

Cependant, avec des nymphes trop lourdes et un bas de ligne tendu, l’imitation draguait inéxorablement, et peu de poissons s’intérressaient a ses nymphes. Cédric a donc évolué vers les deux styles de lancers qui permettent de présenter les nymphes de manière naturelle , à savoir le poser cloche et le posé paquet.

“Le posé paquet est bien utile pour la pêche des surface légèrement frippée, car sur les lisses, un tas de nylon qui se pose de manière plaquée sur l’eau peut faire fuir les grosses truites. Sur les lisses très calmes, je préfère alors le posé cloche, qui permet une grande discrétion, car la pointe du bas de ligne ne viendra pas claquer sur l’eau. Quand les courants sont très agités mais permettent toujours la pêche à vue, je n’hésite pas à claquer mes nymphes à la surface de l’eau pour quelles descendent très rapidement. Cette méthode de nymphe claquée est bien sur très efficace avec les nymphes céramique” 

Cette vidéo présente une méthode de pêche en nymphe à vue nymphe spécifique pour les courants agités

Moulin, soie et fleuret :

Cédric avoue avoir pendant des années pêché avec des soie TT de chez Lee Wulff, mais ces dernières années, il à été voir le fabriquant de soie artisanale Antonio PEREZ pour essayer de mettre au point avec lui une soie très discrète.

Cédric à demandé à la famille PEREZ de lui raccourcir le taper de 3 mètres afin de conserver une puissance de shoot égale à petite comme à grande distance. Il est donc né de ce choix la soie PEREZ TT soie 4 I3G imprégnation troisième generation.

Le fameux nylon frog hair...

Pour ce qui est du moulinet, Cédric à pratiqué  le Vivarelli pednant des années lorsqu’il pêchait principalement les courants en nymphe au fil . Cependant, lorsqu’il est monté en puissance et qu’il s’est mis à prendre regulièrement des truites trophées, Cédric à été dèçu par le Vivarelli, et il est revenu sur des modèles simples à large arbor comme le Danielsson F3W4 SEVEN, qui est à la fois léger, avec un frein exceptionnel, et qui offre un très bon ratio d’embobinage.

Cédric fait maintenant confiance à Danielsson pour sortir les gros poissons !

Parlons maintenant de l’élément le plus important : la canne. Cédric à pêché pendant des années sur des cannes SAGE XP en 9’’ soie de 5. Comme Cédric est toujours à la recherche de materiel personnalisé, il a fait appel à un jeune monteur de canne plein de talent qui est Clément LAVAUX qui a mis au point pour lui une canne en 9” soie de 4 en 4 brins,  à la fois nerveuse et discrète, taillée pour la pêche en nymphe à vue des gros poissons. 

Un nympheur qui voyage : 

Cédric NOLIN n’est pas un moucheur qui reste cantonné à sa région. Il me l’a dit lui même, les voyages de pêche lu ont apporté énormément, car il a pu se confronter a de nombreuses configurations de pêche à vue différentes, que ce soit dans les eaux sombres du San en Pologne, en passant par les rios de Patagonie, où encore les courants limpides des Balkans où les gros ombres ne sont pas si faciles à voir… Voici les tribulations de Cédric au cas par cas,  et dans l’ordre chronologique…

LUXEMBOURG :

Étonnement, le tout premier voyage de Cédric fut au Luxembourg pour aller pêcher la Sûre frontalière. A l’époque Cédric “bricolait” en nymphe. 

POLOGNE :

Cédric se souvient clairement de rivières pas forcèment au top pour la nymphe à vue a cause des eaux un peu teintées. Par contre, la rivière San et Dunajec sont des excellentes rivières pour la pêche en sèche.

ALASKA :

Un voyage avec le tour operator "Grand frisson" à permis à Cédric de découvrir la pêche du saumon pacifique à la mouche. Nous partageons le même point de vue avec Cédric : l’Alaska est un endroit brut de nature, mais on y retrouve pas le coté technique de la pêche de la truite en rivière, car en Alaska, on pêche souvent avec des saumons plein les bottes… 

ALLEMAGNE : 

Cédric est également passé en Allemagne ou il à pu trouver des rivières assez claires pour y pratiquer la pêche en nymphe à vue. 

SLOVÉNIE :

Cédric s’est rendu très tôt en Slovénie : à l’âge de 18 ans il se retrouvait en train de pêcher à vue sur la Soca. La découverte de la Slovénie à clairement été une révélation pour Cédric, car c’est cette destination qui lui a permis de décupler son niveau de pêche en nymphe à vue.

“La Slovénie, c’est 100% de pêche en N.A.V de 6 à 20h, sur des rivières limpides commes la Soca, l’Idrjica, la Baca, la Tominska, la Trebusica, où encore la Lepena. On peut vraiment progresser rapidement en nymphe à vue dans ce pays, car on voit des centaines de poissons par jour, ce qui permet d’en tenter beaucoup. Je n’aime pas particulièrement pêcher les arc en ciel introduite en masse en Slovénie, mais c’est sympathique pour les débutants de pouvoir pêcher ces poissons plus faciles afin d’évoluer en nymphe à vue.

Même si il y a beaucoup d’arcs, il y a toujours de bonnes populations d’ombres et de marmoratas pour les amoureux des poissons sauvages. Lors de mon premier jour de pêche sur la Soca, j’ai été vraiment étonné par le mimétisme des ombres, qui ont une robe couleur crème / sable, et qui sont vraiment difficiles à voir sur les grandes gravières très claires”

Cédric m’a également confié que malgré les apparences, la recherche des grosses truites marmoratas reste plus fructueuse en nymphe à vue qu’au streamer.

AUTRICHE :

Cédric à aussi pratiqué les rivières Autrichiennes comme la Moll, la Drau, la Salzar. 

“J’aime beaucoup ce genre de rivières à la fois rapide et claires comme de l’eau de roche, car la pêche à vue y est technique. Même si les densités de poisosns sont fortes, les poissons sont très durs à voir sur les surfaces ridées par l’eau rapide qui rebondit sur les galets. Les plus gros poissons se tiennent bien sûr dans ces courants, et la fraicheur de l’eau lors donne une puissance surprenante lors des combats, notamment pour les gros ombres”.

Cédric lors du tournage de sa vidéo de pêche en nymphe à vue sur la Sorgiva.

Encore une petite anecdote pour temoigner du niveau impressionant de Cédric… Lors de son séjour sur la Drau, chaque,pêcheur devait remplir son carnet de prise lorsqu’il rentrait à l’hôtel le soir. Un jour ou la pêche fut bonne, Cédric présenta un carnet de capture avec plus de 100 poissons au compteur. La tenancière de l’hotel ne pouvait pas croire que Cédric avait fait plus de 100 poissons dans la journée la où les meilleurs pêcheurs culminent à une cinquantaine de poissons…

Un saumon de fontaine pris en nymphe à vue.

J’ai eu aussi la chance de faire une voyage avec cédric en Autriche sur les parcours de l’hôtel Gargantini qui avait invité cédric pour un tournage vidéo pour une chaine de télévison italienne.

Le teaser de la vidéo est disponible ci-dessous, je vous laisse en juger par vous même. Vois pouvez vous abooner à HF channel pour visualiser la vidéo complète d’une journée de pêche en nymphe à vue avec Cédric sur la rivière Sorgiva en Autriche…. Attention, ça pique les yeux, car Cédric présente dans cette vidéo une pêche en nymphe à vue à distance sur une rivière encombrée… Un vrai régal !

NORVÈGE ET SUÉDE :

Les pays nordiques ne sont pas ceux qui se prêtent le mieux à la pêche en nymphe à vue, mais Cédric s’est rendu en Laponie pour chercher les gros ombres arctiques. Malheureusement, il y avait trop de moustiques et trop de pêche en nymphe au fil pour Cédric pour que la Laponie soit sa destination préfèrée… 

MONGOLIE :

Toujours à la recherche des poissons exotiques, Cédric à également fait un tour au camp des 3 rivières en Mongolie ( Chuluut , Ider et Delgermoron ).

Cédric s'est aussi frotté aux grosses truites lenok de Mongolie...

ETATS-UNIS :

En 2011, Cédric part au Yellostone pour un voyage avec sa famille, il n’a donc pêché que quelques heures  par jour sur des rivières trop sombres pour pouvoir pêcher en nymphe à vue.

Voici une petite anecdote…

“Comme les rivières que j’ai rencontré dans le parc étaient trop teintée pour pouvoir se pêcher en nymphe à vue. Je les ai pêché en sèche. On s’est retrouvé avec une dizaine d’Américains sur un coup du soir fantastique où les poissons refusaient toutes nos mouches. Ils s’est trouvé que la mouche sèche qui marchait était une mouche d’Ornans en H18, et aucun Américain n’en avait dans sa boîte !”

BOSNIE :

Avec la Slovénie, c’est en Bosnie que Cédric à pu s’améliorer pour atteindre un niveau stratosphérique en pêche en nymphe à vue. 

Un ombret Bosniaque...

“La densité d’ombres sur Ribnik, c’est quelquechose que tout moucheur doit voir une fois dans sa vie. Ce sont clairement les plus gros ombres que j’ai eu la chance de pêcher, avec des poissons records très difficiles à faire mordre qui culminaient à 58 cm pour deux kilos pour les plus gros spécimens.”

La rivière Pliva est selon Cédric également excellente, mais la pêche y est très technique, car il est souvent difficile d’y rentrer dans l’eau, alors que le wading est quasiment possible partout sur le parcours peu étendu de la Ribnik.

“Après quatres voyages en Bosnie, je commence à comprendre quelle est la pêche gagnante pour ces rivières très difficiles.

On frise le 60 centimètres avec cet ombre...

Premièrement, lorsque les poissons ne gobent pas, il faut que la nymphe derive au ras du fond, et surtout qu’elle arrive en plein dans la bouche des poissons. La Ribnik est une rivière très productive, et les poissons ont juste à ouvrir la bouche pour se nourrir. Il ne mettront que très rarement un coup de nageoire pour aller chercher une nymphe, c’est une perte d’énergie inutile pour eux. C’est pour cette raison que les nymphes céramique marchent aussi bien sur la Ribnik, car elles font partie des rares modèles qui peuvent dériver très près du fond, alors que les nymphes non vernies dériveront au dessus de la tête des gros poissons.

La deuxième chose que j’ai pu repèrer au cours des mes différentes parties de pêche sur Ribnik, c’est qu’il faut “pêcher à l’inverse du matraquage ”. La pression de pêche est tellement forte sur le court parcours de la Ribnik que les poissons sont très éduqués, et ils refusent les modèles qu’ils voient trop souvent.

Si on arrive alors à trouver la taille de nymphes avec laquelle pêchent les pêcheurs du moment, alors il faut pêcher à l’inverse de cette taille.

Cette logique est d’ailleurs valable pour moi dans les deux sens. Si la plupart des pêcheurs sont sur des micro nymphes en hameçons de 20, alors j’irai attaquer les gros poissons dans les courants avec des céramiques en hameçon de 14. Je pense que ce n’est pas une régle éxacte a 100%, mais en tout cas il faut possèder toutes les tailles de nymphes céramiques pour pêcher sur Ribnik. ”

MONTÉNÉGRO :

Je fais partie avec Cédric des rares moucheurs Français qui sont allés se “ casser les dents “ au Monténégro. Cette perle des Balkans recèle des rivières incroyablement belles comme la Lim ou la Tara o% la population de poissons n’est pas encore totalement rétablie de la récente période de guerre. 

“J’ai trouvé que le Monténegro offrait les plus belles rivières que j’ai vu dans tous mes voyages, mais il n’y a pas ce qu’il devrait y avoir dans d’aussi belles rivières. Cependant, j’ai quand même trouvé quelques gros ombres au Monténégro. Mais mon meilleur souvenir du Monténégro reste la pêche des truites à bouche molle sur la rivière Neretva, des poissons à l’ésthétique étonnate, et surtout très combatifs”.

Conclusion : Un pêcheur avec un niveau stratosphérique, mais pas que…

Cédric m’a beaucoup appris dans la pêche en nymphe à vue, et c’est parfois difficile d’aller pêcher avec lui car il prendra en moyenne 3 fois plus de poissons que vous pendant la partie de pêche… Mais c’est aussi une personne qui aime partager ses techniques et faire progresser les débutants comme les plus expérimentés.

Je pense que Cédric à developpé un excellent niveau en pêche en nymphe à vue pour la simple et bonne raison qu’il choisit d’aller pêcher la où la pêche en nymphe à vue et possible, et non pas sur les rivières où la pêche est facile. Cédric est constamment dans un challenge avec sa passion, il cherche toujours a débusquer les poissons dans des endroits où ils seraient quasiment invisibles pour le pêcheur moyen.

J’aimerais aussi vous préciser que Cédric ne passe pas tout son temps uniquement à la pêche, il est aussi investi en tant que garde pêche sur différentes rivières de Cote d’Or, et il a aidé les associations locales pour participer à l’acclimatation de l’ombre commun sur les rivières de son département. 

La fille de Cédric en action... Tel père, telle fille !

Vous pouvez retrouver ci dessous les modèles de mouches avec lesquels Cédric pêche. Ils sont sont sortis de son imagination, et montés de mes mains ! 

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A bientôt pour un nouvel article, et surtout n'oubliez pas : les truites et les ombres passent 90% de leur temps à manger sous l'eau !

Stan